Le problème du changement climatique a été au cœur du débat lors de la deuxième journée des «Initiatives Savoirs et Culture» qui s’est tenu vendredi dernier à Dakar. Une occasion saisie par le géographe Alioune Diouf pour revenir sur les révélations d’une étude faite par le Groupe Intergouvernemental et Développement d’Experts sur l’Evolution du Climat. Une enquête qui informe qu’une hausse d’un degré sur la chaleur du monde risque d’être notée si des mesures urgentes ne sont prises.
«Une hausse d’environ un degré sera notée sur la chaleurdans le monde si des mesures urgentes et idoines ne seront prises dès à présent».L’information a été donnée par le docteur Alioune Diouf, le chargé des programmes à Enda Energie Environnement et Développement ce vendredi lors de la deuxième journée de l’Initiatives Savoirs et Culture.Selon le géographe, la révélationest faitepar le GroupeIntergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat (Gieec) à la suite d’une longue étude menée. Un institut qui regroupeplus de 2500savants du monde évaluateurs de résultats dont des Sénégalais.Il a également averti que si l’on se réfère à l’enquête, la négligence de la situation risquera de faire passer à deux degrés. Ce qui mènera à un changement climatique caractérisé par unesécheresse,des séries de fortes pluiesviolentes et surprises, la dégradation de la qualité des sols ,l’avancée du désert ,la diminution des ressources en eau,des inondations , des séries de ventsmais aussi des cas de maladies.«Ce changement impactera autant fortement notre agriculture qui est la base de notre développementet risque de créer des complications», note t-il. A l’en croire, pour parer à une telle éventualité, des rencontres de ce genre sont nécessaires car favorisant les partages de connaissances entre chercheurs scientifiques, les décideurs politiques, lesONG et les communautés pour la promotion d’une adaptation au changement du climat qui est «fondamentale pour s’en sortir».L’agrégé en droit public et sciences politiques, le professeur Ibrahima Ndiaye soutient que tout le monde est responsable dans ce processus de changement du climat. « Il est donc nécessaire de trouver les voies et moyens pour y mettre un terme le plus rapidement possible», a-t-il souligné
Alima DIAGNE